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mercredi 27 mars 2024

RAMEAUX et PÂQUES (fin)

Pâques 11 avril 2004 : « ... J'avais acheté chez Spar un magnifique gigot d'agneau de 2,710 kg à 10,60 €/kg soit 28,73 euros. J'y suis revenu dimanche matin pour du saucisson de Lacaune et du thon à l'huile parce que certains n'aiment pas les anchois dans les œufs au mimosa.../... nous connaissons Pâques aux tisons, et pourtant nous n'avons pas eu , et de loi, “ Noël au balcon ”. Mais enfin il fait beau et - autre exception notable - les giboulées de mars ont brillé par leur absence presque totale » (FD)

Réponse : «... vous aviez le mimosa et l'agneau, moi aussi j'ai tenu à marquer le coup avec un gigot à 5,5 €/kg, congelé, faut-il le préciser... » 


8 avril 2007, dimanche de Pâques... après un poème en allemand “ Ostern am Meer ” de Theodor Storm (1817-1888) : «... le jeune figuier est longtemps resté avec des moignons de feuilles et subitement ces feuilles se développent et marquent la véritable venue du renouveau. Les cerisiers, ici et là, sont en pleine floraison et offrent curieusement à la vue leurs fleurs blanches groupées en amas serrés, avec de larges espaces libres... » (FD)

Lundi de Pâques 13 avril 2009 : « huit degrés seulement, comme hier pour Pâques, du ciel gris et des rhumes mais la pluie a enfin cessé, nous attendons une amélioration notable et un peu plus de chaleur... » (FD)

Lundi de Pâques 25 avril 2011 : « Pâquettes ou Saint-Loup ? Nous nous sommes garés dans l'herbe, entre le barrage anti-sel et les Cabanes. Les pêcheurs au bord de la rivière n'eurent aucun succès. Sur l'autre rive une famille faisait comme nous. Des voitures passaient continuellement sur la route. Tout le monde profitait du beau temps, et le vent du nord, parfois assez fort, restait tout de même agréable. Je faisais quelques pas pour me dégourdir les jambes lorsqu'un cycliste en tenue s'est arrêté pour demander s'il avait une route ou un chemin pour Saint-Pierre ; je lui ai indiqué la “ route des campagnes ” ; il a fait demi-tour, il venait de Colombiers. Puis les pique-niqueurs ont disparu comme venaient de le faire les pêcheurs et la jeune dame en short qui les accompagnait. L'orage grondait ; il ne tarda pas à sévir de façon brutale : pluie mêlée de grêle qui tambourinait sur notre véhicule, les grêlons sautaient sur la route... » (FD) 



Sinon « ... La religion, elle, compte davantage pour les enfants, plus que la politique, que la gestion du village ne nous concernant pas. Parce qu'elle a su calquer son calendrier sur celui des fêtes païennes, elles mêmes intimement couplées au rythme des saisons, peut-être aussi parce qu'une tradition sudiste, méditerranéenne, en réserverait, en principe, la pratique aux femmes et aux enfants. En principe seulement car si les hommes marquent leur différence, sans parler de ceux qui ne retrouvent plus le chemin de l'église, en bons pratiquants, en se tenant au fond ou à la tribune, debout et non à genoux, avec, entre eux et le prêtre, entre eux et le Tout Puissant, le troupeau de femmes et d'enfants, ils sont rares, au moment crucial, à refuser le secours de la religion. Pour les garçons, la croissance est liée à une forme de sevrage, le passage de l'enfance à l'adolescence correspond à une émancipation progressive qui s'accélère après la communion solennelle. Loin de moi l'idée de philosopher sur la question, chacun étant libre de ses croyances et de sa foi, je veux dire seulement combien notre église Saint-Martin habite ma mémoire avec, quoique j'en pense, des cérémonies qui ont su, depuis des siècles, rassembler la communauté villageoise... » (Le Carignan, 2008, JF Dedieu). 

PS : personne n'ayant demandé à quoi pouvait ressembler le clocher avant, autant se faire plaisir, en toute liberté...  

mardi 26 mars 2024

RAMEAUX et PÂQUES (1).

Dimanche des Rameaux, je me les suis toujours appropriés, tous ces rameaux élevés vers le ciel, tous ces signaux, même exhibés en signe de ralliement, initialement, au nom de dogmes sectaires car je les aime, mes semblables, quand cessant d'exprimer leur moi profond, ils se regroupent pour s'en remettre à plus fort qu'eux, certes, mais aussi à notre communauté villageoise, dans une attitude réconfortante pour tout animal grégaire, social, si singulier sinon tordu qu'il soit. 

Chœur de notre église Saint-Martin. 

Dimanche 24 mars 2024, dimanche des Rameaux... Déjà un mois pratiquement que tu es parti, Jo (26 février, un lundi) (1), mon complice des jeunes années ; ce doit être parce que tu as tenu à dire au revoir dans notre église Saint-Martin et que, devant ta dépouille, les tiens ont eu la bonne idée de poser un grand et beau portrait ; alors, je ne peux m'empêcher le rapprochement avec tout ce laurier, sur le parvis du porche jusque dans la rue, levé au-dessus des têtes. Et puis parce qu'il y a des jours où une belle nostalgie vous saisit au point d'étreindre, et sûrement parce qu'il y a longtemps que je ne l'ai fait, je me dois d'ouvrir mon carton de lettres... les Rameaux, ça parlait à mon père... il ne manquait pas de mentionner la fête, si, suivant la date de la lettre, celle de Pâques ne lui “ grillait pas la priorité ”.   

Quant à griller le temps à attendre, me revient le proverbe « Faire Pâques avant les Rameaux » pour l'avoir vécu, sans regret, sans remords, avec au contraire beaucoup de bonheur, tant pour mes actes, leurs conséquences, que les mois à voir pousser sous un motif cachemire de gouttes d'eau imbriquées d'une robe inoubliable, notre premier petit. 
Un vieux du cagnard (le coin au soleil ou à l'ombre suivant la saison, où ils se tiennent pour parler de tout dont des potins et ragots que les hommes prêtent seulement aux femmes) ne m'a-t-il pas lancé « As entemenat la carnsalado (et après un silence) As pla fait ! ». Bien sûr, interloqué de ne pas m'y attendre, je n'ai pas demandé mon reste... mais c'est avec un sourire que j'ai continué mon chemin... 

Rameaux 1997 : « ... Le temps est toujours doux pour la saison, et la vigne est en avance de trois bonnes semaines sur le calendrier habituel... » (F. Dedieu). 

Rameaux 2003 : « Bon dimanche des Rameaux, donc. Maman demande à l’instant « Qu’est-ce que tu lui racontes ? » avant de disparaître dans l’escalier avec à la main une bassine vide. Tu imagines bien le tableau, que tu connais parfaitement par ailleurs. » (F. Dedieu). 

Le clocher transformé mais restauré, réhabilité ! 
Si le petit côté vers l'Est ne comporte qu'une fenêtre, il y en a bien deux sur la face Ouest (voir photo précédente). 

Mardi 23 avril 2003 : « La fête de Pâques est donc passée. je n'ai même pas mis les pieds à l'église, mais je suppose que l'affluence était très grande, si j'en ai jugé par la longue file de voitures rangées de chaque côté devant la mairie, dans la rue de la Poste et un peu partout dans le village. Il faut dire que le stationnement est interdit et même impossible sur la place Saint-Martin, puisque les barrières grillagées limitent le chantier des travaux de rénovation; Notre clocher a fait sa toilette, et la tour qui le supporte a vu ses fenêtres de l'étage supérieur ouvertes à nouveau, deux sur chaque côté large, une sur les autres (voir photo) ; Le tout a été renforcé je crois par des injections spéciales de béton absolument invisible. On voit que nous avons affaire à de vrais spécialistes. Au fur et à mesure de l'avancement des travaux, les échafaudages disparaissent tout en haut et la silhouette de notre clocher se détache bien sur le bleu du ciel. manquent seulement, last but not least, les trois cloches, qui seront peut-être quatre dans leur édifice aéré, et qui prolongent de manière inhabituelle leur long séjour à Rome.../... Lundi de Pâques, après une matinée bien grise et même quelques petites gouttes, le ciel est passé au bleu, le soleil s'est montré généreux pour le traditionnel pique-nique. nous avons mangé chez ta sœur,  à midi des restes du gigot, le soir une soupe à l'œuf et aux asperges de la Clape suivie de l'omelette aux œufs de Revelhou et toujours aux asperges sauvages... » (FD)

(à suivre)

(1) du même quartier un autre “ Jo ” mais Joseph, “ Mazo ” de son surnom, décédé le 2 décembre 2020... Longue vie à Toutou, au troisième “ Jo” du quartier qui nous reste, sauf erreur... 

samedi 10 avril 2021

Printemps des années quatre-vingt-dix / Autour de Pâques, le 30 mars 1997.

 Alors, les dates de Pâques, fête mobile qui suit le 14e jour de la lune à partir du 21 mars ou aussitôt après ? En 1995, c'était le 16 avril, en 1996 le 7 avril, un an après le 30 mars et en 1998 le 12 avril. Il suffit de taper "Pâques" et on sait de suite : l'internet permet d'accéder aussitôt aux réponses. C'était plus laborieux auparavant. Fallait vouloir. 

Mais c'est bien parce que c'est Pâques que mon père se fait plus présent dans mon souvenir... Certes la tradition mais avec l'acceptation de la modernité avec la religion désormais dévirilisée, passée de dictatoriale à librement consentie, cohabitant avec les autres, l'agnosticisme et l'athéisme. Il nous fit bien une fièvre mystique une paire d'années en affirmant "je vais faire mes Pâques" comme un sursaut vieille France catholique, travail, famille... La religion, une évidence autour de la fête pascale mais apaisée, dans la continuité d'un avant païen, ce quatorzième jour de la lune peut le laisser penser. Pas seulement car d'autres sujets comptent : le temps qu'il fait, le rugby, les gens du village...

1997 

Lettre du 21 mars. 

"... Le temps est toujours au beau fixe, et les températures restent printanières malgré la fraîcheur revenue le matin : 5° seulement à six heures mais 20° dans l'après-midi. C'est assurément moins que les vingt-huit degrés qu'affichait le thermomètre l'autre jour, mais l'entrée du printemps, pour une fois, a été réussie. Reste la question de la sécheresse et des feux de garrigue. Il est certain qu'une averse ferait le plus grand bien..." 

Incroyable ! rien comme photo pour ce match de 1997 ! Autant prendre un témoignage de 1905 ! Wales-v-New-Zealand-1905 wikimedia commons Author Unknown


"... Tu as dû voir comme nous le magnifique match de rugby France-Pays de Galles, qui nous a enthousiasmés et consacré le cinquième Grand Chelem obtenu par l'équipe de France dans le Tournoi des Cinq nations après ceux de 1968, 1977, 1981 et 1987. ce fut un grand moment, et dans la nuit j'ai pu enregistrer l'émission "Troisième mi-temps qui a rappelé tout cela , avec les anciens joueurs..." 

" Samedi 22 mars 1997. Une nouvelle journée printanière s'annonce : le soleil brille de tous ses feux et le thermomètre va monter allègrement. Les 8 degrés de ce matin sont vite oubliés, et la vigne continue à pousser, déjà quelques futurs raisins sont visibles par endroits. Souhaitons qu'il n'y ait pas de gelées et que le vent souffle un peu dans la nuit pour les éviter. L'arbre de Judée du Jardin Public est tout fleuri et les petites feuilles vertes commencent même à y apparaître..." 

"... Monsieur Vinaysse aussi était là-bas (en Côte-d'Ivoire pour sa part, et sa vieille mère répétait qu'il était loin, en Afrique, chez "Rivoire et Carret")"

Lettre du 4 avril 1997. 

"... Ici la terre en aurait présentement bien besoin (de pluie NDLR) car le beau temps printanier persiste chaque jour sauf peut-être aujourd'hui où le ciel reste gris malgré l'annonce par Laurent Romejko (et les autres) d'un soleil radieux. le vent violent prédit, lui, ne manque pas à l'appel, et le cers (baptisé à présent "tramontane") doit atteindre dit-on les 100 km/h en rafales..."

Pâques

"... Le matin à onze heures, j'étais allé à la messe.../... l'église était pleine de monde, avec beaucoup de figures inconnues. C'était le jour aussi de la communion solennelle pour six jeunes tout de blanc vêtus. Où est le temps où on mettait pour la première fois les pantalons longs et le beau costume sombre, pour l'achat duquel la maison Labau de Narbonne, ou bien les "Vêtements René" ou "Conchon-Quinette" offraient la première montre au communiant ? La mienne était bizarre : boîtier nickelé et pas d'aiguilles : une petite fenêtre en léger arc de cercle laissait apparaître le nombre des minutes, et, au-dessus, une autre ouverture, carrée celle-là, indiquait les heures. C'était une "sauteuse", et elle n'a duré bien entendu que quelque temps..."

"... Pour le repas, quartiers d'avocat à point avec des œufs au mimosa, saumon citron-mayonnaise, un excellent gigot avec des frites, les fromages, des choux à la crème nappés de chocolat..." 

Dimanche 6 avril 1997. 


"... 27 degrés sous la véranda. En maillot je suis allé tremper mes pieds dans une eau très froide encore mais c'est bon, dit-on, pour la circulation. L'eau jusqu'aux mollets, j'ai marché un moment. Dans le lointain, les Pyrénées exposaient leurs cimes enneigées tandis que le vent faiblissait progressivement.../... A huit heures moins le quart, il faisait encore 24 degrés. la nuit a été très douce et la comète toujours visible..." 

Lundi 7 avril 1997. 

"... le soleil est encore présent, le ciel étale son plus beau bleu, et la sécheresse risque de s'installer (10 mm au lieu des 160 habituels, d'après la radio, depuis la mi-janvier). La température reste exceptionnellement douce, la vigne verdoie à l'infini. Dans le jardin public, le marronnier d'Inde est en pleine fleur. A St-Pierre le camping est ouvert depuis plus d'une semaine..."  

Fiche wikipedia de ce match France-Galles.




lundi 9 décembre 2019

9 décembre 2019 BELNA le CYCLONE s'en va / Un préfet anticyclonique...

Hier en fin d'après-midi, n'en déplaise aux amateurs de sensations fortes, dussions-nous le comprendre concernant les enfants, inconscients du danger et du malheur toujours tangents et qui ne savent pas encore apprécier le cours de la vie tant qu'il veut bien rester paisible, hier donc, Belna faisait oublier ses menaces pour offrir un bel arc-en-ciel. 

Dimanche 8 décembre, fin d'après-midi.

 Dimanche 8 décembre, fin d'après-midi.

Le Préfet de Mayotte était le principal intervenant du journal du soir, exceptionnel un dimanche à cause des circonstances. Dans le climat global de suspicion, de défiance, n'accordant plus aucun crédit aux castes politiques et de hauts fonctionnaires, alors qu'on zappe les propos aussi asociaux qu’inappropriés d'un "antéprésident", prêter attention à un "grand commis de l’État" relève de l'extraordinaire ! En effet, quand, en règle générale, la langue de bois, l'esprit de clan, le "ne pas faire de vague", la crainte d'être mis au placard sinon rétrogradé, régissent la communication formatée et insincère de nos dirigeants, il est sensationnel de relever en premier lieu l'empathie du préfet. Malgré, de sa part, la prudence de mise, c'est son côté chaleureux qui passe... le représentant du gouvernement semble dévoiler son intelligence de cœur. Très critique et suspicieux presque par principe car depuis trop longtemps, cela faisait des lustres que je n'avais accordé ne serait-ce qu'une once de crédit à des dirigeants devenus arrogants et patibulaires.
Je devais ce préalable à l'homme d’État qui, et ce n'est pas coutume, s'est soucié longtemps à l'avance de la menace météorologique. Conscient des dangers avérés pouvant toucher l'habitat précaire pour ne pas dire les bidonvilles, Jean-François Colombet a anticipé la mise en sécurité des populations exposées, faisant notamment venir de l'extérieur, pompiers et sécurité civile. S'il a parlé de 100.000 "Mahorais" à mettre à l'abri, ce sont quand même 15.000 personnes qui ont été secourues.

Hier, au journal de 19 h :

"La houle qui nous était annoncée de près de 6 ou 7 mètres a été plus modeste.../... Nous nous sommes concentrés sur les bangas (baraques de tôle, encore un euphémisme bien venu NDLR) sur les pentes très fortes, dans le lit des ravines.../... Le cyclone s'écarterait de Mayotte. Serons-nous épargné par Belna, c'est toute la question. Il faut rester vigilants. Des rafales à 200 km/h se trouvent actuellement à 40 kilomètres seulement des côtes de Mayotte..."

Préfet de Mayotte.

Hier soir, sans l'électronique moderne, personne n'aurait pu se douter de la proximité d'un cyclone. Pas un souffle de vent. Si la chouette effraie ne s'est pas mise en chasse, les oiseaux diurnes étaient bien présents. Un crabe terrestre a voulu s'inviter mais ils font ça dès que trop de pluie menace.

L'alerte rouge a été levée à 23 heures... les actifs n'auront pas été empêchés, les boulangers ont pu pétrir mais les écoliers ont droit à un jour de congé supplémentaire.
Ce matin, le ciel reste très sombre, les nuées tendent à rejoindre le centre actif de Belna parti vers le Sud (l'image satellitaire est parlante). Néanmoins plutôt que de conclure en se disant soulagés ou, comme ces bulletins égoïstes et cyniques de Météo Réunion mettant en avant qu'ils ne sont pas concernés, n'enterrons pas Belna qui va certainement causer des dégâts en atterrissant à Madagascar, du côté de Majunga.    






Lundi 9 décembre 2019.

Lundi 9 décembre 2019.

dimanche 8 décembre 2019

CYCLONE BELNA 8 décembre 2019 / situation à 9 heures de Mayotte

9 heures de Mayotte soit 10 heures à la Réunion, soit 7 heures en France métropolitaine.

Source météo France.


CYCLONE BELNA / Mayotte en Danger

Dimanche 8 décembre 2019. L’arrivée du météore est prévue vers 16 heures.

http://www.meteofrance.yt/cyclone/activite-cyclonique-en-cours/dirre/BELNA

 

4h 30 : le bulletin de 4h de météo France situe Belna à 220 kilomètres au Nord-est … sur la carte plutôt NNE, ce qui est plus inquiétant pour l’île. Il se déplacerait à 13 km/ ver le Sud-ouest, plutôt Ouest, ce qui est moins inquiétant pour l’île. Au centre la dépression est de 90 hpa, ce qui correspond à des vents de 150 km avec des rafales de 215 km.  

 

Le cône de trajectoire possible pourrait faire passer l’œil presque sur l’île vers 16-17 heures (il raserait la côte orientale de Grande Terre). 

 

Le bulletin d’analyse et de prévision (dimanche 00 h) situe le cyclone à 11,5° S, 46,7° E (il n’aurait pas bougé ? Voir le bulletin de 4 h) et les vents auraient légèrement baissé d’intensité. Plus alarmant cependant, à midi c’est un cyclone intense qui est prévu. Pourtant les 6 dernières heures ont vu le système s‘affaiblir sans que les conditions ne deviennent défavorables à la puissance du météore. 

 

« … LE CONSENSUS SEMBLE MAINTENANT PLUS LARGE PARMI LES PRINCIPAUX MODELES NUMERIQUES SUR LA TRAJECTOIRE PREVUE… » Il me semble qu’on le voudrait plus étroit. 

 

Il faut presque attendre la fin de la deuxième page pour avoir enfin un mot sur Mayotte : la maladresse sinon le mépris habituels sont toujours de mise dans le rapport qu’a la métropole avec l’Outremer. 

 

« … EN FIN DE JOURNEE, BELNA DEVRAIT PASSER A ENVIRON 100 KM A L'EST DE MAYOTTE SUIVANT LA PREVISION ACTUELLE… » 

 

Je le dis bien sûr sans trouver déplacée et anormale l’alarme passée aux habitants de la Grande Île : 

 

« …LES HABITANTS DE LA COTE NORD ET OUEST DE MADAGASCAR SONT INVITES A COMMENCER DES PREPARATIFS SIMPLES ET CONTINUER DE SURVEILLER ATTENTIVEMENT L'EVOLUTION DE BELNA… »

 

Quant aux Mahorais, ils peuvent se faire cuire le poulet sur la plage et danser après… (plus sérieusement nous sommes quand même en alerte orange).

 

Suivant le site tchèque Windy, très beau et spectaculaire à 7h ce dimanche matin, Belna serait à 163 kilomètres au NE. La dépression au centre serait de 1003 hpa donc plutôt rassurante. Il tomberait 1.6 mm d’eau alors que le temps reste sec ! Le vent serait de 19 kt soit autant de nœuds par heure soit 35 km/ alors qu’il vient d’y avoir à peine un coup de brise de Sud et à présent à peine un souffle. Lors du passage du cyclone, toujours selon ce site, il ne devrait pratiquement pas pleuvoir. 

 

https://www.windy.com/fr/-Pluie-Tonnerre-rain?gfs,rain,-12.597,45.818,8,i:pressure,m:djKahqm

 

Windy : Quadrants dangereux 1 et 2 (NE et E)

 

5h : matin calme, les coqs se répondent de loin en loin mais pas de chant d’oiseau… les naturels auraient-il une perception plus aigüe que les domestiqués pour ce qui pourrait advenir ? 

 

6h : ciel matelassé de gris sans ce bataillon de cumulus qu’on penserait voir courir vers un champ de bataille. Ah ! juste un brin d’air soudain mais ne parlons pas de rafale !  

 

7h : un coup de brise du sud. Même si les oiseaux sont rares, des grillons stridulent, quelques martins piaillent, les roussettes se disputent. Les poules ont bien mangé, autant la provende que les épluchures de papaye mûre. La terrasse a été rangée et préparée au choc. Les fruits disponibles ont été ramassés, l’eau potable stockée, la petite radio à piles fonctionne mais je crois que j’aurais dû donner à boire aux choux, aux baselles et aux aubergines du jardin (… avec de l’eau de pluie récupérée,  ne me dénoncez pas ! Par ces temps de pénurie. Mais attention, la minette à demi sauvage, malgré son manque de confiance, vient de cacher ses petits sous le canapé. 

 

Elle répondait au nom de Belna "C'était un phénomène, elle n'était pas humaine" …!). 

 

8 h 17. Vent du sud, pluie oblique qui mouille la terrasse... Au moins les plantes seront arrosées... 

 



mercredi 11 janvier 2017

K d’O, PAS D’EAU, CADEAU DES K.PÔ , grands KOmmis et serviteurs de l’ÉtO ! / AgOnie de Mayotte...

(que les pOliticO-consanguins du fiascO ne se disent pas exOnérés de toute responsabilité dans ce fléO...)

* Entre ceux qui prient pour qu’il ne pleuve pas, folie des mariages oblige, désormais 8 mois sur 12... à la mode de MOrOni (€€€€€€€)...

* ceux qui concomitamment implorent le même dieu pour qu’il pleuve...

* les techniciens de l'O, des retenues cOllinaires, de la météO, qui n’en peuvent mais...

* les recOmmandations désormais trilingues de la préfecture sur l’air de la Claire Fontaine... (je préfère et de loin BakOkO Saïd) 

* le grand n’impÔrte quoi des ÔtOrités (irresponsabilité légalisée, carcan législatif paralysant, crétinisme, dévoiement d’apparatchiks nomenklaturistes, véritable État dans l’État émancipé de la tutelle pOlitique...)...

* le cynisme politique à contre-courant de la République guidant le peuple (carriérisme, république des copains, monopole du bOnnet blanc et du blanc bOnnet quel que soit le sens du pouvoir alternatif...)... 

NOUS EN SOMMES RÉDUITS A CONJURER LE CIEL DE NOUS TOMBER SUR LA TÊTE...
SAUF QU’À MAJI.K.VO, le village dont le nom signifie qu’il n’y en a pas, de l'eau, il en est trop tombé à la fois et un enfant a été victime d’un glissement de terrain... (un autre aurait été entraîné par un flot boueux (Koungou) comme ce fut souvent le cas avec les caniveaux ouverts à toutes les chutes) !

Note superfétatoire : A NyambadaO, un autre village, la magnifique plage interdite pour cause de germes de contamination fécale est réouverte à la baignade... Nager, faire la planche en songeant à tout ce qui peut aboutir dans le lagon ou à l’étron sur l’estran si l’eau est coupée... magnifique image pour les prOs du tourisme lors du prochain salon... 

Pardon pour cet humour sombre à vOmir... ou plutôt pour tout ce vOmi qui me submerge encore aujourd'hui...

mardi 12 avril 2016

AVRIL DANS LES TÊTES ET LES TEMPS (suite). / Fleury d'Aude en Languedoc.




Et au pays ? Zouzou qui a promené Magali a posté de bien jolies photos de sa balade dans les hauts de Fleury. Il faut bien observer et si la garrigue garde ses habits verts tout au long de l’année, les iris, la salade sauvage, le feuillage neuf d’un azerolier apportent une note tendre au tableau... ça compte quand on est loin et que les vers de Du Bellay nous reviennent, même pastichés, aux couleurs du Sud : 

«... Plus mon Atax romain que le Loire gaulois,
Plus mon petit Fleury que le Paris narquois
Et plus que l’eau du ciel, le grenat d’un bon vin.»


Pardonnez ces divagations : souvent, tel l'âne de la Fontaine, je me laisse aller, « quelque diable aussi, me poussant », sauf, qu’en la circonstance, alors que fleurissaient les évocations poétiques du mois d’avril, Du Bellay est arrivé, par ricochet, parce que papa me fit la surprise de réciter Rémy Belleau :

« Avril, l'honneur et des bois
Et des mois,
Avril, la douce esperance
Des fruits qui soubs le coton
Du bouton
Nourrissent leur jeune enfance ;... » (Avril / Rémy Belleau / 1528 - 1577, poète de la Pléiade).

Notez les différences entre aujourd’hui et le XVIème siècle où Belleau parlait encore des arondelles et des avettes...

Mais du nuage il faut redescendre : c’est l’heure de notre chronique météo d’avril.

Le 04/04/1996 -5°C à Brive et Mont-de-Marsan ; le 05/04/1996 : -4°C à Auch, -2,50°C à Carpentras.

Le 25/04/1995 8°C seulement à Toulouse !

Alors que le 29/04/1994, le mercure atteindra 28°C pour Bergerac !

En 1992, il fait aussi chaud avec 24/04/1992 : 28°C à Gourdon dans le Lot le 24 et 29°C à Carpentras le 27 avril !

Du 6 au 13 avril 1986, par contre, 4 degrés seulement à Bordeaux, 6° à Biarritz et 5,5°C au-dessous de zéro à Millau le 17. - 11° à l’Aigoual le 12 avril.

Avril 1978 a été particulièrement froid :
14 avril 1978 : pas plus de 7.8° à Bordeaux                                                                
15 avril 1978 : 0.5° à Bordeaux et 9.4° à Marseille    
16 avril 1978 : -3.1° à Cazaux, -1.9° à Bordeaux.               
17 avril 1978 : 3.3° à Perpignan             
19 avril 1978 : Neige en plaine dans la France, mentionnée à Carpentras et en Midi Pyrénées.              
26 avril 1978 : pas plus de 14.1° à Marseille.

1er avril 1977 : - 1° à Istres.
10 avril 1977: Pâques glaciales, 0.2° à Perpignan (4 cm de neige), -0.2° à Bordeaux. Pas plus de 7° à Ajaccio, 8.8° à Bordeaux, 6.3° à Toulouse après 6 cm de neige.
16 avril 1977 1.6° à Perpignan.
                                                                     
24 avril 1976 : 1° à Toulouse et Perpignan.

1er avril 1975 Pas plus de 9.4° à Toulouse et 10.2° à Perpignan        
4 avril 1975 8.0° à Bordeaux et 9.4° à Marseille                  
5 avril 1975 -2.5° à Lyon, -2.0° / 5,7° à Bordeaux, 7.3° à Perpignan.  
6 avril 1975 Pas plus de 6.9° à Perpignan. 
                                                                    
7 avril 1975 1.7° à Perpignan                                     
10 avril 1975 - 2.4° à Bordeaux. Il neige à Nice (chute de neige des plus tardives pour Nice)           
14 avril 1975: - 0.1° à Nîmes.
                                                                        
23 avril 1975 Chaud : 27.3° à Perpignan. 
                                                      
26 avril 1975: 25.2° à Perpignan. 
                                                               
18/04/1974 : six tornades ravagent la côte varoise.

05/04/1970 : -7,50°C à Bourg-St Maurice et -3°C à Montélimar.05/04/1970 : -7,50°C à Bourg-St Maurice et -3°C à Montélimar.

07/04/1971 : -3°C à Montélimar (record)

sources http://www.prevision-meteo.ch/almanach/1978
http://www.prevision-meteo.ch/almanach/1977
voir aussi les années 1975, 1974, 1971 et 1970.
http://www.infoclimat.fr/historic/

Qui cherche trouve dit-on ! Et c’est vrai qu’on s’y perd un peu ! En attendant, faute de tenir un journal quotidien, si je sais où, je ne sais plus quand, un début avril, quelques centimètres de neige sont tombés sur les souches déjà en vert (bien 20 centimètres de pousse). 

photos autorisées : 
1.commons wikimedia Villeneuve-des-Corbières aut www.zoqy.net 
2. iha Peyriac-de-Mer.